Pesticides et maladies neurodégénératives : osons regarder ensemble la situation en face

J’ai 52 ans, je suis agronome et j’ai reçu le diagnostic de la maladie de
Parkinson alors que je n’avais que 39 ans. J’ai une histoire personnelle avec
les pesticides. La maladie de Parkinson progresse dans la population à
l’échelle mondiale, mais l’augmentation de l’espérance de vie et le nombre
de plus en plus grand de personnes âgées n’expliquent pas seuls cette
progression, et de plus en plus de jeunes développent cette maladie.

Lorsqu’on ne peut rattacher une affection à une cause, et que l’on n’en
connaît pas le remède, on dit que la maladie est idiopathique.

Me voici donc idiopathe.

Et voilà plus de deux siècles qu’un médecin anglais a décrit les
méfaits de ce voleur de neurones mais à ce jour, rien de de définitif quant à
son identité : la maladie de Parkinson résiste aux chercheurs qui ne
disposent aujourd’hui que de traitements palliatifs pour soulager les
patients, et aucune avancée majeure n’a été obtenue depuis près de 60 ans.
Pas de coupable, donc, mais ce sinistre farceur agit probablement en bande
organisée et on a sans doute identifié des complices : les pesticides utilisés à
grande échelle notamment par l’agriculture.

Il n’y a pas que chez les patients qui souffrent de la maladie de Parkinson
que l’on trouve des situations dans lesquelles les pesticides pourraient
probablement être incriminés : cancers précoces inexpliqués, autres
maladies neurodégénératives anomalies du développement des enfants à
naître, etc. Je suis loin d’être seul, nous sommes des milliers.

À l’approche de la journée mondiale de la maladie de Parkinson, célébrée le
11 avril, je lance un appel pour que cesse la loi du silence quant au lien entre
l’utilisation des pesticides en agriculture et la progression du nombre de cas
de maladies idiopathiques qui ne le sont peut-être pas tant que ça.

Idiopathes et soutiens d’idiopathes, la honte doit changer de camp !

Le déni doit cesser, car nous voulons savoir, et nous voulons que nos enfants
et petits-enfants vivent vieux et en bonne santé.

Je vous invite aujourd’hui à partager largement mon appel et à faire vôtre
ma seule revendication : que l’ignorance cesse et que chacun, en
conscience, prenne ses responsabilités.

Thomas Loury
Ingénieur agronome et idiopathe, Angoulême, Charente, France
@thomasloury.bsky.social
Instagram : @lourythomas

Si vous partagez avec moi le désir de savoir, je vous invite à télécharger et à faire circuler le texte ci-joint :
Pesticides et maladies neurdégénératives : les idiopathes veulent savoir, les autres aussi !